samedi 6 février 2010

- Parler du bon temps qui est mort et qui r'viendra.

Mon p'tit passager clandestin,

Ne crois pas une seconde que le suivant te remplace, ô grand jamais ! Tu es parti trop tôt, mais un autre ne fait que prendre sa place, pas TA place. Une grande, grosse, énorme, surprise vois-tu. J'ai remarqué le même regard de détresses dans les yeux de ma sœur, de la joie dans ceux du moyen, et une drôle d'expression dans ceux du dernier. Comme si lui seul se rendait compte de la situation, il ne sera plus le petit dernier mais il gagne la fierté de devenir grand frère.C'est étrange. Tu serais déjà né aujourd'hui, tu aurais un prénom, ta place, ta chambre, et ton avenir à tes pieds..Les autres sont trop jeunes pour réellement comprendre, ne les blâme pas, moi je pense à toi. Pas besoin de t'en dire plus, tu sais tout ce qu'il se passe ici. Tu fais parti de la famille et personne ne viendra te remplacer, je ne le permettrai pas. Je joue peut-être un peu trop à la petite maman avec les frangins, mais je veux..je ne le sais même pas.

Merci.


Étrange.

Elle panique
A l’idée d’en faire trop
De vieillir prématurément
Elle panique
A l’idée d’être de trop
Ou de s’ennuyer un instant

Elle a peur que tu t’en ailles
Peur de tes représailles
Elle a peur pour son p’tit frère

[...]

Elle flippe qu’on ne l’aime plus

Elle balise de s’aimer un jour
Ça pressure, ça la tue
Ça lessive dans son tambour

Elle veut pas finir seule et moche
Elle veut qu’on s’inquiète pour elle

Elle panique.

Tout est bizarre.

Il faut que je cesse d'écrire ici, c'est le drôle de miroir de n'importe quoi et d'un tas de choses insensées, rien de plus. Alors je disparais de la circulation virtuelle, tant pis. Cela n'a aucune utilité, aucun bienfait, stop, bien que je sois tout de même étonnée du passage de certain ici..

FIN.

jeudi 4 février 2010

- The shadow of the day / Will embrace the world in grey.

La gentille petite fille aux allures innocentes dues à des soit-disant principes religieux, qui lève la main sur un grand imbécile. Elle qui voulait justement qu'on lui remette les idées en place, exécuté par un inconnu, c'est étrange. Et douloureux. Ce n'est pas seulement ses idées mais elle toute entière qu'il a remis à sa place. "Grande gueule", à fleur de peau, impulsivité maladive, têtue et bagarreuse..Il est tombé sur la mauvaise personne, le mauvais soir. Au lieu de l'ignorer, y tenir tête n'était pas la meilleure solution. Je ne m'excuserais jamais assez envers ceux qui m'ont soutenu, d'avoir crée toutes ces embrouilles et d'avoir été si ridicule. L'alcool et mon sale caractère n'ont rien arrangé.

When my time comes /Forget the wrong that I've done /Help me leave behind some/Reasons to be missed/And don't resent me/And when you're feeling empty/Keep me in your memory/Leave out all the rest.

J'abandonne, je laisse tomber, une nouvelle fois. Désolé. Je pensais en avoir terminé.

samedi 30 janvier 2010

- Et regarder la vie tant qu'y'en a.

La danse des souvenirs est bien macabre.

J'abandonne. Point.

mercredi 27 janvier 2010

- Et si ce soir, j'ai pas envie de rentrer chez moi ?

Un blog uniquement dédié aux critiques de cinéma, en tant qu'amateur évidemment -> http://www.critiquedecine.blogspot.com/

dimanche 24 janvier 2010

- Tes parents auront peur de moi, enlève toi !















Les poissons ne pleurent pas, ou alors ça n' se voit pas.
Peut-être nagent-ils dans leurs larmes, c'est un chagrin qui a du charme.









lundi 18 janvier 2010

- Le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants.


Alors que tout le monde huait "Remboursez !" et "Ooooh nan allez vas-y là !" durant le petit, infime, minuscule problème technique qu'a rencontré le projectionniste durant la diffusion d'Invictus, ma tête ne désirait crier qu'une seule chose "Donnez nous la suite s'il vous plaît, c'est tout ce que ces gens demandent poliment !", car pour rien au monde j'aurais arrêté le film lorsque Matt Damon entre dans le stade pour le match final. Cela aurait été trop bête et si injuste ! Même en sachant la fin (je ne vous le cache pas, l'Afrique du Sud gagne le match contre la Nouvelle-Zélande, mais peu importe, là n'est pas le climax du récit..), je voulais encore et encore boire ce flot d'images, avaler goulûment cette musique aux accents africains, et que ces frissons me parcourant le corps à la seule vue d'une foule acclamant les champions de la Coupe du monde de rugby, ne cessent jamais, jamais, jamais..J'avais la chair de poule, ça en est quasi-terrifiant desfois. Mon souffle se coupe, mon coeur bat la chamade, mes poils se hérissent et des frissons me parcourent entièrement. Comme certains ressentiraient ces symptômes avant de sauter à l'élastique, quand ils deviennent parents, quand ils sont amoureux, avant un examen ou en croisant le regard d'une personne éblouissante, moi je les subis en visionnant tout bêtement un film. Je pense que ce n'est pas une maladie incurable, l'hyper-sensibilité doit bien se soigner..

Je suis contente, quand j'entends du bruit dans le couloir, de fuir mon cocon meurtrier et de me mêler à de vraies personnes, bien réelles, pas uniquement des personnages de fictions, aussi sympathiques soient-ils bien sûr. J'aime les discussions avec mon coloc'. Bien que je l'appelle à 5h du matin en ayant un peu bu, il ne m'en veut pas et on continue de parler cinéma jusqu'à ne plus avoir de salive en réserve. Il me parle de lui, de sa copine, de son école d'art, de ses doutes, et j'aime l'écouter, il me fait rire et durant un court instant, j'en oublie mes peines, mes larmes et mes excursions sur le petit balcon enfumé. On parle, on partage nos ressentis par-rapport à tel ou tel film, à cette scène-là plus qu'à une autre. C'est bon.

Et ce soir, tout est si étrange. Un timide sourire vient éclairer mon visage apeuré, pas de larmes, pas de cris intérieurs, seule de la musique, quelques rires devant une série américaine et un peu de fumée, évidemment. Une fois de plus je réécoute Tabarly de Yann Tiersen parce que cette musique uniquement m'aide à trouver les mots justes, elle est synonyme d'un océan orageux, de vagues immenses, destructrices, se déferlant sur une côte innocente et tranquille. Elle évoque une mer déchaînée, les bourrasques de l'ouragan, l'indécision d'une eau agitée et meurtrière, le voyage, la fuite, l'impossibilité..Toutes ces choses qui sont miroir de mon esprit en ces instants. Je n'entends plus seulement le tapotitapotac du clavier, mais ces accords de piano, violons, orchestrés à merveille, raisonnant à la perfection avec chacun de mes mots, bien que je n'y connaisse absolument rien au solfège, cela m'enchante et me berce tendrement, sereinement, c'est étrange mais bienvenu, je crois.

Et la nouvelle venue d'un enfant, c'est bizarre. Je ne parviens pas à m'y faire. Qu'est-ce j'aurais à lui raconter ? 19 ans d'écart avec..Il/elle jouera avec mes gamins pendant les vacances, dans ma petite maison alors que j'aurais déjà un mari (qui sait..) et un petit quotidien déjà bien plan-plan..Je ne peux y croire ou m'y faire..



A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures

- Invictus.


Out of the night that covers me,

Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow'd.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.


William Ernest Henley, 1875.